COGNOM:   TAIFOURI
NOM:   Medjoub
DATA DE NAIXEMENT:   08/12/1967
SEXE:   Masculí
NACIONALITAT:   Algerienne
Dades sobre la desaparició
DATA DE LA DESAPARICIÓ:   16/02/1995
LUGAR DE LA ARRESTACIÓN:   A son domicile
FORCES CONSIDERADES RESPONSABLES DE LA DESAPARICIÓ (FORCES GOVERNAMENTALS O DEPENENT DIRECTA O INDIRECTAMENT DE L'ESTAT):   Des agents de la sécurité militaire
RELAT DE LA DESAPARICIÓ SEGONS ELS TESTIMONIS:  

Taifouri Medjdoub était célibataire. Le 16 février 1995 à 1 heure du matin, pendant le mois de Ramadhan, Medjdoub dormait tranquillement chez lui quand, soudain des agents de la sécurité militaire, accompagnés de policiers de la sûreté de la wilaya de Mostaganem, bien identifiés par la famille, sont venus dans le quartier en voiture. Ils ont frappé à la porte de la famille Taifouri et c’est Medjdoub qui leur a ouvert la porte. Ils l’ont frappé puis ils ont demandé après son frère Charef, qui ayant entendu prononcer son nom, eu peur et a pris la fuite en sautant par la terrasse.

Mohammed, réveillé par les bruits, a dévalé les escaliers pour voir ce qui se passait. Il a été empoigné, trainé à l’extérieur et embarqué avec son petit frère, de force dans une des voitures de police stationnées devant la porte.

Ils ont pris tous les papiers d’identité de Medjdoub. L’épouse de Mohamed a demandé les raisons pour lesquelles son mari et son beau-frère sont arrêtés, mais un des agents l’a menacé en lui pointant une arme sur sa tempe lui disant qu’ils relâcheraient les deux frères à condition que Charef se rende. Puis, ils ont perquisitionné toute la maison sans trouver aucune preuve.

8 jours après ces arrestations, les mêmes policiers accompagnés des agents de la sécurité militaire ont débarqué au domicile de la famille Taifouri. Ils ont commencé par mettre le feu à la maison puis ils ont démoli ce qui restait de la maison à l’aide d’un bulldozer qu’ils avaient ramené avec eux. Ensuite ils ont démoli la maison du voisin et une autre maison dans le quartier et ceci, dans la même journée. Tout s’est passé sous le regard des voisins et des passants.

Au mois de mai suivant l’arrestation des deux frères, la famille a appris la mort de Charef lors d’un accrochage dans les montagnes à Achaacha, dans la wilaya de Mostaganem avec 5 autres individus. Sa mère a été convoquée par la gendarmerie pour lui annoncer la mort de son fils Charef. Son corps a été enterré à l’endroit même où il a été abattu.

Plus tard, un inconnu a contacté la famille pour lui communiquer des informations sur le sort de ses deux fils. Ils auraient été jugés et condamnés à une peine de 20 ans d’emprisonnement et se trouveraient à la prison de Mers El-Kebir à Oran. La famille a immédiatement contacté la prison mais il lui été dit qu’ils ne s’y trouvaient pas.

Depuis cette journée et jusqu’à l’heure actuelle, la famille n’a plus eu de nouvelle de leurs deux enfants, malgré toutes les tentatives de recherches entreprises par la famille.

INICIATIVES DE LA FAMÍLIA:  

 -plainte au proccureure de la république 

-Plainte au tribunal militaire de Mers El Kbir Oran

RESPOSTES DE LES AUTORITATS:  

 Aucune réponse

Dades de l'informe
ORGANITZACIÓ:   Collectif des familles de Disparu(e)s en Algérie (CFDA)
DIRECCIÓ DE L'ORGANITZACIÓ:   112 rue de Charenton 75012 Paris France
DATA DE L'INFORME:   19/11/2014