COGNOM:   MOHAND
NOM:   Ahmed
DATA DE NAIXEMENT:   15/12/1975
SEXE:   Masculí
CIUTAT DE RESIDÈNCIA:   El Harrach
NACIONALITAT:   Algerienne
Carnet Identitat
CARNET D'IDENTITAT:   Extrait de naissance
DATA EMISSIÓ:   11/06/1998
Dades sobre la desaparició
DATA DE LA DESAPARICIÓ:   12/04/1994
LUGAR DE LA ARRESTACIÓN:   à son domicile, El Harrach, wilaya d'Alger
FORCES CONSIDERADES RESPONSABLES DE LA DESAPARICIÓ (FORCES GOVERNAMENTALS O DEPENENT DIRECTA O INDIRECTAMENT DE L'ESTAT):   des agents de police du commissariat de Bourouba
RELAT DE LA DESAPARICIÓ SEGONS ELS TESTIMONIS:  

Ahmed, qui était ouvrier dans une usine,  n’avait pas encore 19 ans quand les policiers de Bourouba l’ont arrêté le 12 avril 1994. .

En début d’après-midi de ce  jour-là, alors qu’Ahmed faisait une sieste, deux policiers ont frappé à la porte du domicile de la famille Mohand. Ils ont dit à son grand frère, qui leur a ouvert la porte, qu’ils voulaient voir Ahmed. Ce dernier s’est présenté, les policiers lui ont demandé de les suivre car le commissaire Boualem Ould Ami voulait lui parler. Ahmed  s’est habillé et les a suivis calmement.  Ahmed a été embarqué dans un véhicule de police garée un peu plus bas dans la rue.

Ce jour-là, un ami d’Ahmed a également été arrêté dans un parc du quartier de Belfort à El Harrach, et est aussi disparu à ce jour. 

Les frères et les sœurs d’Ahmed étaient présents au moment de son arrestation. Sa mère était au marché et a appris l’arrestation de son fils à son retour.

Ahmed est resté détenu au commissariat de la Montagne à Bourouba pendant 5 mois au cours desquels sa mère lui a apporté de la nourriture et du linge propre, sans pouvoir le voir. Toutefois, elle récupérait son linge sale pour le lui laver. Un jour, les policiers de Bourouba lui ont dit de ne plus revenir car son fils était désormais détenu à Châteauneuf.

Les deux mois suivants, la famille n’a eu aucune nouvelle. Passés ces deux mois, un ancien détenu de Châteauneuf s’est présenté à la mère d’Ahmed pour lui confirmer qu’il se trouvait bien là-bas. Il a donné un détail physique pour prouver qu’il disait la vérité : Ahmed avait une cicatrice à la jambe due à une ancienne blessure Ils avaient conclu d’aller le lendemain ensemble à la caserne voir Ahmed mais sur la route pour venir la chercher, l’homme est décédé dans un accident de voiture. 

Depuis ce jour, la famille n’a plus de nouvelles du jeune homme et les nombreuses plaintes déposées n’ont mené à aucun résultat. 

INICIATIVES DE LA FAMÍLIA:  

Suite à cela, le père a déposé de nombreuses plaintes :

  • auProcureur Général du Tribunal Militaire de Blida le 6 août 199913 septembre 1999
  • au Procureur Général à la cour d’Alger le 28 juin 1998
  • au Procureur Général auprès le Tribunal d’El Harrach  le 28 juin 1998
  • au procureur général du tribunal militaire de Blida le 8 septembre 1999

Des lettres ont été envoyées :

  •  au Médiateur de la république le 28 juin 1998 par le père d'Ahmed
  • au Président de la république, le 6 août 1999 et le 8 septembre 1999
  • au Ministre de la Justice le 28 juin 1998

 

RESPOSTES DE LES AUTORITATS:  

La famille a été convoquée à des audiences au tribunal d’El Harrach qui n’ont jamais abouti.

 

Dades de l'informe
ORGANITZACIÓ:   CFDA
DIRECCIÓ DE L'ORGANITZACIÓ:   112 rue de Charenton 75012-Paris-France
DATA DE L'INFORME:   21/05/2015