APELLIDO:   ACHOUR
NOMBRE:   Derradji
FECHA NACIMIENTO:   07/12/1971
SEXO:   Masculino
NATIONALITÉ:   Algerienne
Datos sobre la desaparición
FECHA DESAPARICIÓN:   02/03/1996
LUGAR DE LA ARRESTACIÓN:   Domicile familial
FUERZAS ARMADAS SUPUESTAMENTE RESPONSABLES DE LA DESAPARCIÓN:   Les forces combinées : militaires, gendarmes et police
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Derradji a été arrêté en même temps que son ami Rabah libéré trois jours plus tard. Les forces combinées à savoir les gendarmes, les militaires et les policiers sont arrivés à pied, ont encerclé tout le quartier et procédé à plusieurs arrestations la nuit du 1er au 2 mars 1996. Ils ont forcé le domicile de la famille Achour pour entrer puis ont fouillé toute la maison et ont demandé à Derradji de les suivre sous prétexte d’identifier quelqu’un qui se trouvait dans l’escalier. Derradji n’est plus revenu.

Derradji et Rabah ont été détenu à la caserne de Château rouge. Le père de Derradji ayant été informé que son fils avait été conduit à Château rouge, s’y est rendu à 5 heures du matin. Il a entendu son fils hurler pendant près d’une heure.

Rabah lui a ensuite rapporté qu’ils les avaient d’abord mouillés puis torturés à l’électricité, avant de les transférer à la caserne de Château Neuf. Pendant le transfert, ils les ont cagoulés et les ont attachés dos à dos.

Rabah a été libéré trois jours plus tard. Il a été abandonné à la décharge publique d’El Harrach près de l’autoroute. Actuellement Rabah se porte bien et vit dans sa famille. Sa mère et sa sœur ont été arrêtées et torturées avant et après ses trois jours de détention, tandis qu'Abdelkrim, son frère, a également été arrêté et est à ce jour porté disparu.

Deux mois après l’arrestation de Derradji, les policiers sont revenus au domicile pour enquêter sur sa disparition, faisant mine de ne pas être au courant alors que la mère avait reconnu l’un des policiers ayant participé à l’arrestation.

Quelques mois plus tard, la mère a vu Derradji dans une voiture de la gendarmerie garée devant le tribunal d’El Harrach. Elle s'est dirigée en courant vers la voiture mais les gendarmes lui ont demandé si c’était son fils et l’ont empêché de monter dans la voiture. Elle s’est alors évanouie et s’est retrouvée à l’hôpital de Zemirli à Baraki.

Un an plus tard, un ex-détenu de la prison d’El Harrach a envoyé un mot à la famille leur disant que Derradji était dans cette prison et qu’il leur demandait de faire tout leur possible pour le voir et le faire sortir de là. Mais le père n’a jamais eu de droit de visite.

Le père a saisi toutes les instances concernées maintes et maintes fois mais il n’y a eu aucune suite.  

Cette nuit-là six personnes ont été arrêtées. Trois personnes sont portées disparues à ce jour, l’une a été libérée au bout de trois jours et les deux autres ont été retrouvées mortes l’une sur la route de Dar El Beida et l’autre sur l’autoroute de l’avenue de l’ALN. 

 

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

  - Lettres au  président de la CNCPPDH.

 - Lettres au président de la république.

- Lettres au chef du  gouvernement.

 - Lettres au ministère de la justice.

 -  Plaint au  tribunal d’El Harrach et Abane Ramdae 

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

 Aucune réponse

No
Datos sobre el informe
ORGANIZACIÓN QUE RECIBE EL INFORME:   Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA)
DIRECCIÓN DE LA ORGANIZACIÓN:   112 rue de Charenton, 75012 Paris