APELLIDO:   AIOULA
NOMBRE:   Abderrezak
FECHA NACIMIENTO:   04/01/1962
SEXO:   Masculino
CIUDAD DE RESIDENCIA:   Médéa
NATIONALITÉ:   Algerienne
Datos sobre la desaparición
FECHA DESAPARICIÓN:   31/08/1996
LUGAR DE LA ARRESTACIÓN:   dans un café à Benkortbi
FUERZAS ARMADAS SUPUESTAMENTE RESPONSABLES DE LA DESAPARCIÓN:   agents des services de la sécurité militaire
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

 Abderrezak Aioula était travaillait à l’hôpital de Médéa où il était infirmier. Célibataire, il vivait dans la cité Ktiten, dans la wilaya de Médéa.

Le 31 août 1996, Abderrezak venait de finir sa garde de nuit à l’hôpital de Médéa. Il était 10 heures du matin  lorsqu’il a quitté l’hôpital. Il s’est rendu dans un café de Benkortbi, s’est installé et a commandé un café mais il n’a pas eu le temps de le boire. C’est à ce moment là que des agents des services de sécurité militaire, en civil, entrent dans le café et se dirige directement vers Abderrezak et l’arrête sans dire pourquoi.

Les agents de la sécurité militaire auraient été reconnus par les personnes qui étaient dans le café à ce moment-là, il s’agit des agents nommés Salah, Yassine, Nassim et Nabil.

Ce sont ces témoins de l’arrestation qui ont informé la famille Aouila de l’arrestation de leur fils.

Abderrezak aurait été emmené à la caserne de Berouaghia, puis a Camora « Camp de la mort » une caserne tristement célèbre dans la wilaya de Médéa.

La famille Aioula ensuite perdu sa trace et n’a plus eu aucune nouvelle d’Abderrezak.

Le domicile familial a été  fouillé après la disparition d’Abderrezak.

Le frère d’Abderrezak, Yassine Aioula se fera arrêter deux mois plus tard, par les mêmes agents de la sécurité militaire. 

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

 -Le 14 décembre 1997, des lettres ont été envoyées par la famille Aioula au Président de l’ONDH et au médiateur de la République.

-Le 26 septembre 1998 une lettre de demande d’intervention a été envoyée au comité chargé des disparus auprès de la wilaya de Médéa.

-D’autres lettres ont également été envoyées, aux membres de la Commission internationale des droits de l’Homme me 8 avril 2000, à la gendarmerie de Médéa, au procureur Général de la wilaya de Médéa, aux Ministères de la Justice, de l’Intérieur, au Président de la République.

-Des ONG comme Amnesty Internationale et la FIDH (la fédération internationale des ligues des droits de l’Homme) ont aussi été contacté.

 -Une lettre a été envoyée, le 14 décembre 1997, la famille au Médiateur de la République de la wilaya de Médéa, au comité chargé des disparus auprès de la wilaya le 26 septembre 1998.

-Le 25 novembre 2002, des lettres ont été envoyées par la famille au Président de la République Algérienne, au Ministre de la Justice, au Ministre de l’Intérieur, et également une demande d’intervention a été faite auprès du Ministre de la Défense.


Mais également, à l’ONDH et au Procureur Général de la wilaya de Médéa

 

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

 Aucune réponse

Datos sobre el informe
ORGANIZACIÓN QUE RECIBE EL INFORME:   Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA)
DIRECCIÓN DE LA ORGANIZACIÓN:   112 rue de Charenton, 75012 Paris