NOM:   ABDESSALEM
PRÉNOM:   Moussa
DATE DE NAISSANCE:   12/07/1955
SEXE:   Masculin
VILLE DE RESIDENCE:   Arzew, Oran
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   16/10/1994
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   Sur son lieu de travail, au Collège d’Enseignement Moyen (CEM), El Hidab à Arzew
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Sécurité militaire
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Moussa était marié et père de trois enfants. Il était professeur d’arabe dans un collège où il était apprécié par ses collègues et par ses élèves. En 1992, Moussa avait été arbitrairement détenu pendant 9 mois dans un camp à Oued Namous non loin de Béchar. Durant cette période, il pouvait recevoir de la visite sur autorisation préalable du wali. Puis il avait été relâché sans jamais connaître le motif de son arrestation.

Le 16 octobre 1994, à 9h, Moussa était comme chaque jour sur son lieu de travail à Oran. Des agents de la sécurité militaire se sont présentés au directeur de l’établissement et lui ont demandé de faire venir Moussa. Le directeur a donc convoqué Moussa dans son bureau, et les agents de la sécurité militaire lui ont aussitôt demandé de les suivre. Ils sont repartis en emmenant Moussa sans donner aucun motif d’arrestation. Ce jour-là, la sécurité militaire a également arrêté un collègue de Moussa. 

Dès qu'elle a appris la nouvelle, l’épouse de Moussa, très inquiète, a fait toutes les démarches possibles pour retrouver son mari. Depuis ce jour, Moussa et son collègue sont portés disparus, leurs familles n’ayant plus eu de nouvelles d’eux.

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  
  • La famille a recherché Moussa dans les lieux de détentions, les hôpitaux, les morgues.
  • Plaintes envoyées par l'épouse du disparu au Président de la République, au Ministre de la Justice, au Procureur général de la cour d'Oran, au Procureur du gouvernement auprès du tribunal d'Arzew, et au Président de l'ONDH le 05/09/2000.
  • Des plaintes ont été adressées en 2000 au procureur du tribunal de Seddikia, sous les n° 1314/200 et 237/200.
  • Au chef du cabinet du Président de la République en 1999.
  • Des lettres ont été envoyées au Cabinet de la Présidence, la CNCPPDH et à toutes les institutions algériennes compétentes.
RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

Aucune réponse donnée par les autorités. 

Oui
Rapport
ORGANISATION:   Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA)
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   112, rue de Charenton 75012 Paris France
DATE :   04/05/2003