NOM:   BOUAZZARA
PRÉNOM:   Abdelkader
DATE DE NAISSANCE:   08/02/1964
SEXE:   Masculin
VILLE DE RESIDENCE:   Cité 720, Bât « A10 » N°15 Ain Naadja
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   08/11/1996
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   A son domicile
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Huit militaires armés en tenue officielle
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Abdelkader était directeur du centre culturel d’Oued Semmar jusqu’en 1991, avant que les locaux prennent feu et ne soient plus fonctionnels. Il était ensuite devenu professeur d’informatique. Marié et père d’un enfant, Abdelkader était sur le point d’être promu au Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Le soir du 7 novembre 1996, alors que toute la famille dormait au domicile familial, des militaires en tenue officielle et des policiers cagoulés se sont présentés au domicile de la famille Bouazzara. Selon les témoins présents, ils étaient au nombre de huit. Six hommes ont forcé la porte du domicile, tandis que deux autres sont restés à l’entrée.

Ils ont immédiatement demandé où se trouvait la chambre d’Abdelkader et ont perquisitionné l'ensemble du domicile. L'un des agents a dit à son collègue qu’il n’était pas utile d’arrêter Abdelkader car ils n’avaient rien trouvé de compromettant suite à la perquisition. Mais un autre agent a protesté et ils sont donc repartis en emmenant Abdelkader. L'un des policiers a dit à sa mère de ne pas s’inquiéter et qu’il serait libéré après l’interrogatoire.

Ce soir-là, les militaires et les policiers ont également arrêté un voisin, Boudjemaâ Djamel, toujours porté disparu à ce jour.

La famille ignore pourquoi Abdelkader a été arrêté, et demeure sans nouvelle de lui depuis cette date.

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

Lettre au Président de l'Observatoire National des Droits de l'Homme (ONDH).

Lettre à la gendarmerie de Ain Naadja.

Dossier déposé auprès de SOS Disparus.

Lettres envoyées aux casernes de Ben Aknon et Beni Messous.

Lettre envoyée au Ministre de l'Interieur.

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

 Aucune réponse 

Rapport
ORGANISATION:   Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA)
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   148, rue du Faubourg Saint Denis, 75010, Paris, France
DATE :   08/05/2002