NOM:   BOUCHELKIA
PRÉNOM:   Noureddine
DATE DE NAISSANCE:   30/08/1972
SEXE:   Masculin
VILLE DE RESIDENCE:   16, rue Hadj Mohamed Aourif, Bab El Oued.
NATIONALITÉ:   Algerienne
Piéce d'identité
PIÈCE D'IDENTITÉ:   Extrait de naissance
NO:   6433
DATE DE DÉLIVRANCE:   24/08/2004
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   11/03/1995
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   A son domicile
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Des policiers du commissariat de Oued Koriche
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Noureddine était un jeune épicier de 22 ans qui habitait avec sa famille dans le quartier de Bab El Oued à Alger.

Dans la nuit du 12 mars 1995, un grand nombre de policiers en tenue camouflage et cagoulés, et un en tenue paramilitaire, ont fait irruption dans le quartier de Bab El Oued. Selon les habitants du quartier, quatre véhicules ont stationné devant l’entrée de l’immeuble où habitait la famille Bouchelkia.

Ils sont entrés dans le bâtiment, et ont frappé à la porte d’un voisin pour demander où se trouvait la famille Bouchelkia. Les policiers sont entrés de force au domicile familial et ont embarqué Nourredine, sans même lui laisser le temps de s’habiller. Ils sont repartis avec lui sans donner d’explications à la famille. Sa mère les a vu repartir en direction du commissariat du 1er arrondissement d’Oued Koriche. Elle s’est donc rendue à de nombreuses reprises à ce commissariat ainsi qu'à celui de Bab El Oued, mais les policiers ont nié détenir Nourredine.

Alors que Nourredine avait disparu depuis 22 jours, des policiers d’Oued Koriche ont déclaré à sa mère que son nom figurait sur une de leur liste. Ils ont autorisé la mère à apporter un couffin à son fils au commissariat mais elle n’a jamais pu le voir. Toutefois, grâce aux témoignages de certains jeunes du quartier, sa mère a réussi à avoir des nouvelles de lui pendant environ 3 mois. Elle a appris que son fils avait été torturé.

Un jour, les agents de police du commissariat d’Oued Koriche ont convoqué les parents de Noureddine et les ont informés que leur fils était en prison, mais sans préciser laquelle. Les policiers ont dit à la famille que si elle voulait voir Nourredine, elle devait revenir avec des témoins de l’arrestation qui pourraient donner des informations concernant le lieu de détention de Nourredine.

La famille a précieusement gardé la convocation, mais n’a pas réussi à obtenir des témoignages car les gens avaient très peur de témoigner à cette époque.

La mère a été convoquée à plusieurs reprises dans des commissariats de police et des gendarmeries des environs, où des agents lui ont explicitement demander de se taire et de cesser de clamer les autorités étaient responsables de la disparition de son fils. Mais malgré les menaces, la mère n’a jamais cessé de chercher la vérité sur la disparition de Nourredine.

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

Plainte adressée au Procureur Général de la cour d'Alger.

Lettre adressée au Président de la République.

Lettre adressée au Président de l'Observatoire National des Droits de l'Homme (ONDH).

Plainte adressée au Procureur de la cour de Bab El Oued.

Dossier déposé auprès de SOS Disparus.

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

Non-lieu rendu par le tribunal de Bab El Oued le 31 mars 2002.

Rapport
ORGANISATION:   Collectif des familles de Disparu(e)s en Algérie (CFDA)
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   112, rue de Charenton 75012 Paris France
DATE :   28/08/2004