NOM:   BOUDJEMAA
PRÉNOM:   Rabah
DATE DE NAISSANCE:   17/12/1978
SEXE:   Masculin
VILLE DE RESIDENCE:   Cité Bergoug, n° 53, El Saf Saf
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   13/09/1995
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   A son domicile
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Une quinzaine de militaires de Meftah en tenue officielle
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Rabah avait 16 ans. Le 13 septembre 1995 vers 15h30, il se trouvait au domicile familial. Selon les habitants du quartier, une quinzaine de militaires venant de la commune de Meftah, sont arrivés à pieds au domicile des Boudjemaa. Ils ont perquisitionné la maison et ont forcé Rabah à en sortir. Quelques mètres plus loin, ils lui ont mis son pull sur la tête et l’ont poussé à l’intérieur du coffre d’une voiture de marque Passat. La voiture a ensuite démarré et est partie en direction de la caserne militaire de Meftah.

Avertie par des témoins, la mère s’est rendue dès le lendemain à la caserne pour interroger les militaires sur l’arrestation de son fils. Ces derniers ont reconnu détenir Rabah et ont assuré qu’il serait libéré si aucun fait ne lui était reproché à l’issue de l’interrogatoire. La mère est revenue tous les jours à la caserne pour tenter d'avoir des nouvelles de son fils. Le cinquième jour, les militaires lui ont déclaré que Rabah avait été transféré mais ont refusé de lui dire où ainsi que les motifs de l’arrestation.

Quelque temps auparavant, Rabah avait été arrêté avec d’autres jeunes par des militaires dans une rue à Meftah, mais avait été libéré le jour même.

La famille n’a jamais su pourquoi Rabah avait fait l’objet d’une telle arrestation et demeure sans nouvelles de lui depuis ce jour. La mère de Rabah pense que son fils est décédé car une personne qui travaillait à la caserne l’a informé que Rabah a été abattu par les militaires dans le mois suivant son arrestation.

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

Une plainte a été adressée a la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des Droits de l'Homme (CNCPPDH).

Une lettre a été adressée au Président de la République.

Une plainte a été adressée au Procureur de la République à la cour de Boufarik.

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

 Aucune réponse

Rapport
ORGANISATION:   CFDA
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   148, rue Faubourg Saint Denis-75010-Paris-France
DATE :   01/07/2008