NOM:   BOUDJEMAA
PRÉNOM:   Mahmoud
DATE DE NAISSANCE:   01/04/1946
SEXE:   Masculin
VILLE DE RESIDENCE:   Lotissement n° 1, cité Ethoura commune d’El Amir Abdelkader
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   20/08/1996
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   A son domicile
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Des militaires et des gardes communaux
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Mahmoud était marié sans enfant.

Le 20 août 1996 vers 1h30 du matin, une douzaine de militaires de Jijel, accompagnés d’agents de la garde communale et de miliciens se sont rendus au domicile de Mahmoud pour l’arrêter. Certaines personnes étaient cagoulées.

Le chef du groupe militaire a présenté sa carte et a demandé s’il pouvait voir Ramdhane. Mahmoud a répondu qu’il n’y avait personne au nom de Ramdhane chez lui. Le chef militaire a alors demandé à Mahmoud de lui montrer ses papiers d’identité. A ce moment-là, une des personnes cagoulées a informé le chef militaire que Mahmoud correspondait à la personne qu’ils recherchaient. Il a donc demandé à Mahmoud de les suivre.

Au lever du jour, l’épouse de Mahmoud s’est rendue au service des renseignements. Des témoins oculaires lui ont affirmé que Mahmoud avait été conduit à la caserne de Jijel. Monsieur Boudjedir Abdelkader, le chauffeur du bus qui avait été réquisitionné pour transporter les personnes arrêtées, a aussi témoigné les avoir emmenées à la caserne militaire de Jijel. L’épouse du disparu s’y est rendue mais les militaires lui ont dit que Mahmoud ne se trouvait pas dans leurs locaux.

Pendant des mois, l’épouse de Mahmoud s’est rendue à la caserne militaire de Jijel mais elle n’a jamais obtenu d’informations sur son mari. Elle n’a plus aucune nouvelle de lui depuis son arrestation. 

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

L’épouse de Mahmoud a déposé une plainte auprès du commandant du secteur militaire de Jijel le 27 mai 1997., ainsi qu'auprès du Procureur général de la Cour d’appel de Jijel le 3 juin 1997.

Le 24 octobre 2004, elle a déposé une plainte auprès du Procureur général près le tribunal de Tahir. A cette même date, elle a obtenu le jugement de disparition de Mahmoud.

Le 2 janvier 2005, elle a déposé des plaintes auprès du Chef de gouvernement, de la CNCPPDH, du Ministre de l’Intérieur, du Ministre de la Justice, du Ministre de la Défense et du Président de la République.

Toutes ces démarches sont restées vaines. 

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

Aucune réponse n'a été donnée par les autorités.

Rapport
ORGANISATION:   Collectif des Familles de Disparu(e)s en Algérie
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   112 rue de Charenton 75012-Paris-France
DATE :   05/06/2014