NOM:   BOUHADICHE
PRÉNOM:   Mahfoud
DATE DE NAISSANCE:   28/01/1963
SEXE:   Masculin
VILLE DE RESIDENCE:   18 rue Bridja Staouali
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   01/09/1996
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   A son domicile
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Des policiers de Ouled Fayet en tenue et armés
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Mahfoud était agriculteur et travaillait dur pour subvenir aux besoins de sa famille. Il était marié et père de deux enfants.  

Le 31 août 1996 vers 2h du matin, un groupe d'agents de la Brigade Mobile de la Police Judiciaire (BMPJ), cagoulés et armés, sont arrivés à bord de camions et de 4X4 blindés dans le quartier d’Ouled Fayet, où Mahfoud résidait.

Ils ont ratissé le quartier et sont entrés de force dans le domicile de la famille Bouhadiche. Ils ont perquisitionné la maison et détruit la salle de bain. Ils ont confisqué le livret de famille, le livret de caisse d’épargne de la mère, la somme de 24.000 DA, un appareil téléphonique, et une tenue de fête de son deuxième fils. Ils ont arrêté Mahfoud, et l’ont embarqué de force dans l'un des 4X4.

Ce soir-là, six autres personnes ont été arrêtées, dont Lakhdar Bouchiba, toujours porté disparu à ce jour. Le lendemain, un autre ratissage a eu lieu dans le quartier, ou d’autres personnes ont de nouveau été arrêtées, dont Salah Boufarik.

Dès le lendemain de l’arrestation de Mahfoud, son frère Rachid s’est rendu au commissariat d’Ouled Fayet pour obtenir des informations sur son arrestation. Il a alors reconnu deux des policiers qui avaient participé à l’arrestation de son frère. L’un se prénommait Malek et le second Mourad. Les deux policiers étaient très connus des habitants du quartier pour semer la terreur. Au moment où Rachid déposait plainte, Malek est apparu et a dit à son collègue : « c’est de lui dont je parlais ». Le responsable a alors demandé à Rachid de rentrer chez lui.

Le 12 novembre 1996, la police a arrêté Rachid à son domicile et l’a conduit au commissariat d’Ouled Fayet. Rachid a été interrogé toute la journée. Les policiers ont ensuite dressé un procès-verbal et l’ont relâché.

Depuis ce jour, toutes les démarches entreprises par la famille sont restées lettre morte.

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

 

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

 

Rapport
ORGANISATION:   Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA)
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   112, rue de Charenton 75012 Paris France