NOM:   BOUGUERRA
PRÉNOM:   Mohamed
DATE DE NAISSANCE:   19/11/1974
SEXE:   Masculin
VILLE DE RESIDENCE:   Sidi Nail
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   17/11/1994
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   A son domicile
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Des militaires
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Mohamed était serveur dans une cafétéria. Il était célibataire et vivait au domicile familial avec ses parents.

Le 17 novembre 1994 vers 1h du matin, alors que Mohamed dormait, des militaires de la caserne de Ksar El Boukhari (wilaya de Médéa) ont encerclé sa maison. Ils étaient une vingtaine en uniforme, venus à bord de véhicules officiels. Certains sont passés par-dessus le mur de la maison pour entrer par le jardin, d’autres sont restés à l’extérieur.

A l’origine, ils cherchaient Saad, le père du disparu, qui n’était pas au domicile familial. Finalement, ils ont décidé d’arrêter le fils ainé, Mohamed. Lorsque ce dernier a demandé aux militaires les raisons pour lesquelles ils l’arrêtaient, ils l’ont frappé et l’ont cagoulé, menotté, et l’ont embarqué dans leur camion.

Cette même nuit, les militaires ont arrêté vingt autres personnes de la commune de Birine (wilaya de Djelfa). Les gendarmes de la brigade de Birine ont également perquisitionné le domicile de la famille Bouguerra.

Une semaine après la disparition de Mohamed, sa mère et son oncle se sont rendus à la gendarmerie de Birine pour obtenir des informations sur son arrestation. Les gendarmes ont affirmé qu’ils n’étaient pas responsables de son arrestation.

Sur la vingtaine de personnes arrêtées le 17 novembre 1994, certaines ont été exécutées : BAKHOUCHE Amar, ZIANE Amar, BOUDARFAYA Saïdi, BENAICHA Saïdi. D'autres ont été libérées par la suite : SLIMANE Laâdjal, MEZHOUDI Slimane et CHETTOUF Saïd. Et certains sont toujours portés disparus à ce jour, comme Mohamed.

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

Le 9 novembre 1998, la famille a déposé une plainte au bureau des disparus de la wilaya de Djelfa. Elle est restée sans réponse.

En 2000, sa famille a été convoquée par la gendarmerie de Birine et on leur a remis un constat de disparition.  

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

Aucune réponse n'a été donnée par les autorités.

Rapport
ORGANISATION:   Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA)
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   112 rue de Charenton 75012-Paris-France
DATE :   05/06/2014