NOM:   ABID
PRÉNOM:   Rabah
DATE DE NAISSANCE:   08/06/1956
SEXE:   Masculin
VILLE DE RESIDENCE:   Oran
NATIONALITÉ:   Algerienne
Piéce d'identité
PIÈCE D'IDENTITÉ:   Carte d'Identité Nationale n° 127395
DATE DE DÉLIVRANCE:   17/04/1994
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   24/03/1996
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   A son domicile et local commercial, cité Daya à Oran
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   La sécurité militaire
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Rabah était marié et père de cinq enfants. Il était commerçant et avait aménagé un espace dédié à son commerce au sein de son domicile dans la cité où il résidait, appelée cité du Petit Lac. 

Le 24 mars 1996 en fin d’après-midi, des agents en civil se rendent dans la cité du Petit Lac. Les policiers étaient connus des habitants car ils venaient souvent dans le quartier.

Rabah était debout devant son domicile lorsque les policiers l’ont interpellé. Il a tenté de rentrer chez lui afin d’avertir sa famille mais les policiers lui ont ordonné de s’arrêter et l'un d'entre eux lui a tiré une balle dans la jambe droite. Rabah s’est alors effondré par terre et les policiers se sont jetés sur lui pour l'embarquer de force dans leur véhicule J5 de couleur blanc cassé.

L’arrestation de Rabah s’est faite en présence de son épouse Habiba et de tous les habitants du quartier.

Habiba a entrepris diverses démarches. Elle a commencé par se rendre au commissariat d’où venaient les policiers, mais ces derniers ont nié être venus dans le quartier ce jour là et avoir arrêté Rabah. Elle a ensuite fait le tour des hôpitaux puis des morgues mais en vain.

Quelques jours avant sa disparition, Boukaki et Niassa, deux voisins du quartier avaient été arrêtés par la police, et demeurent également disparus à ce jour.

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  
  • Plainte auprès du Procureur Général de la Cour d’Appel d’Oran.
RÉPONSE DES AUTORITÉS:  
  • Jugement de disparition prononcé par le Procureur Général de la Cour d’Appel d’Oran le 6 avril 2002.
Rapport
ORGANISATION:   Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA)
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   112, rue de Charenton 75012 Paris France
DATE :   07/12/2002