NOM:   BOUALIA
PRÉNOM:   Sahraoui
DATE DE NAISSANCE:   21/09/1971
SEXE:   Masculin
VILLE DE RESIDENCE:   Saoula
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   01/04/1994
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   Sur le chemin entre son domicile et la mosquée de Saoula
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Des agents de la sécurité militaire
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Sahraoui vivait avec ses parents au domicile familial. Il était étudiant à l’université de Blida et était sur le point de finir son cursus.  

Avant de se rendre à l’université, Sahraoui avait pour habitude de se rendre à la Mosquée de Saoula pour la prière de 6h30. Le 1er avril 1994, il s’y est rendu comme chaque matin.

Selon des témoins qui ont souhaité garder l’anonymat, il était attendu sur le chemin qu’il empruntait d’habitude pour aller à la mosquée, par des agents de la sécurité militaire. Ils l’ont empoigné et l’ont embarqué de force dans un véhicule de marque « Daewoo » de couleur blanche.

 Après l'arrestation, Sahraoui est enregistré à la morgue de l'hôpital de Mayout de Bab el Oued. Mais d'après un ancien détenu de la prison de Serkadji, Sahraoui serait mort lors d'une tentative d'évasion. Enfin, selon un document des pompes funèbres, Sahraoui aurait été inhumé le 13 août 1994 au cimetière El Ali à Bab el Oued. Or, lorsque sa mère s'y est rendue elle y a trouvé une cinquantaine de tombes avec des noms marqués à la craie.

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

La mère du disparu a déposé plainte le lendemain de sa disparition, le 2 avril 1994 auprès de la gendarmerie de Shaoula. Des plaintes ont également été enregistrées en 1998 auprès des tribunaux de Boufarik et de Blida, mais sans suite.

La famille BOUALIA a saisi par courrier : le Président de la République, le Médiateur de la République, le Ministre de la Justice, le Procureur général près la Cour d’Alger.

Elle a aussi contacté l’Observatoire National des Droits de l’Homme.

Toutes ces démarches sont restées vaines. 

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

Non

Rapport
ORGANISATION:   Collectif des familles de Disparu(e)s en Algérie (CFDA)
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   112, rue de Charenton 75012 Paris France
DATE :   05/06/2014