NOM:   ZAOUI
PRÉNOM:   Nadjib
DATE DE NAISSANCE:   24/09/1979
SEXE:   Masculin
VILLE DE RESIDENCE:   Dellys, Boumerdes
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   30/03/1998
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   Dans la rue à Alger
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Les officiers du Département de Renseignement et de Sécurité (DRS)
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Nadjib était étudiant en technologie à Blida. Il vivait au domicile familial avec ses parents. 

Le 30 mars 1998, il se trouvait dans le quartier de Clairval à Alger, chez sa tante. Il est sorti vers 17h30, avec son neveu Yazid âgé de 18 ans, pour faire une course. Un fourgon civil du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) s’est arrêté, rue de la Liberté. Les deux jeunes hommes ont été menottés et cagoulés par les officiers du DRS, puis ils ont été emmenés vers une caserne des environs. Il est difficile d’identifier avec certitude cette caserne, supposée être celle de Ben Aknoun selon les informations obtenues par la famille. Yazid a affirmé que lorsqu’ils sont arrivés à la caserne, ils ont été immédiatement séparés.

Yazid, a été relâché après trois jours de détention. Il a été interrogé sur les relations entre Nadjib et ALLALOU Merouane, un cousin de Nadjib qui avait été arrêté trois mois avant la disparition de Nadjib.

Pendant l’été 1999, certaines personnes n’ayant pas souhaité dévoilé leur identité ont informé la famille que Nadjib se trouvait à la caserne de Ben Aknoun où il serait resté près d’un an et demi.

Suite à l’arrestation de Nadjib, beaucoup d’étudiants de l’université de Caroubier ont été arrêtés. Parmi eux, un seul a été relâché après avoir été emprisonné trois ans.

Le Procureur a signalé au père de Nadjib, Ali ZAOUI, qu’il fallait déposer une plainte pour recevoir l’acte de décès. Le Procureur a incité Ali à signer une déclaration attestant que Nadjib était mort dans un accrochage. Ce qu’Ali a refusé.

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

La famille a adressé plusieurs lettres aux autorités compétentes, le Président de la République, le médiateur de la République, le Ministre de la Justice et le Procureur général près la Cour de Tizi Ouzou. 

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

Non

Rapport
ORGANISATION:   Collectif de Familles de Disparus en Algérie (CFDA)
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   112, rue de charenton, 75012, Paris - France
DATE :   01/04/2014