NOM:   YOUSFI
PRÉNOM:   Lakhdar
DATE DE NAISSANCE:   22/08/1968
SEXE:   Masculin
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   17/10/1994
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   au marché de Bachdjerrah - Alger
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Des officiers de police en civil
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Lakhdar était entraineur de sport et revendeur de voitures.

Le 17 octobre 1994, Lakhdar s’est rendu au marché de Bachdjerrah accompagné de deux amis Bouchetta Djamel et Bouslimani Ali. Vers les coups des 17h, au moment où ils s’apprêtaient à rentrer, une voiture de  marque Honda suivie d’un fourgon de couleur jaune se sont arrêtés à leur niveau.

Des officiers de police en civil en sont descendus et tout en s’approchant de Lakhdar et de ses amis, ils leur ont demandé de mettre les mains en l’air. Ils leur ont ordonné de monter dans le fourgon et un des officiers a pris la voiture de Lakhdar qui sera utilisée pendant près de 3 mois par les policiers.

Bouchetta Djamel fut libéré le lendemain. Ayant eu les yeux bandés pendant sa détention, il n’a pu donner d’informations sur le lieu où il se trouvait.

Depuis ce jour, Lakhdar et Bouslimani Ali sont portés disparus.

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

Dès le lendemain de son arrestation, la mère de Lakhdar s’est rendue au commissariat de Bachdjerrah où les policiers ont nié son arrestation. Durant cette année, sa famille a été plusieurs fois au commissariat de Bourouba, car selon des sources officielles, Lakhdar  était détenu au commissariat de Bourouba.

En 2006, Mohamed s’est rendu, suite à une lettre reçue de la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme datant du 25 janvier 2006, à leur siège où il a trouvé le nom de son frère. Cependant lorsqu’il s’est rendu à la wilaya, ils lui ont dit que le nom de son frère ne figurait pas sur la liste des disparus. Il est donc allé à la Daïra d’El Harrach, au commissariat de Bourouba et Bachdjerrah mais à chaque fois il obtint la même réponse : « Lakhdar n’est pas parmi la liste des disparus ».

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

Sa famille n’a pas eu le constat de disparition. La mère refuse les indemnisations.

 

Rapport
ORGANISATION:   Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   112 rue de Charenton 75012 Paris