NOM:   BERKAT
PRÉNOM:   Abdeslam
DATE DE NAISSANCE:   12/01/1963
SEXE:   Masculin
VILLE DE RESIDENCE:   Ghardaïa
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   25/02/1995
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   Sur le marché de Kouba
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Des policiers
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Abdeslam travaillait dans le sud à Ghardaïa. Il avait pris un congé pour venir passer les fêtes de l’Aïd à Kouba avec ses parents.

Le matin du 25 février il part faire le marché à Kouba, face à la mairie de Kouba. A peine arrivé, un groupe important de policiers surgit sur le marché. Certains se ruent sur les étalages pour saisir les marchandises, d’autres sur les commerçants et les passants. Abdeslam est arrêté et embarqué dans une voiture officielle de la police, devant de nombreux témoins qui se trouvaient face au marché. Depuis ce jour, la famille d’Abdeslam n’a plus aucune nouvelle de lui et la police a toujours nié l’avoir arrêté.

Abdeslam avait deux frères, Fouad et Saïd. Fouad était enseignant à Médéa et s’était présenté aux élections législative de 1991 en tant que représentant du FIS. En janvier 1992, il est arrêté et directement envoyé à la caserne d’Aïn Salah où il reste détenu pendant un an. Il est ensuite  libéré sans être présenté à la justice. Le 4 septembre 1994, il est arrêté par la police du commissariat central pour la deuxième fois. Trois jours plus tard, soit le 7 septembre 1994, ses parents apprennent dans la presse qu'il a été abattu.

Saïd a quant à lui été arrêté dans la rue au moment où il allait faire sa prière, en décembre 1994. Il a été jugé et acquitté après 2 ans de détention préventive à la prison de Serkadji, le 16 janvier 1997. Il n’a plus de passeport ni aucun papier d’identité depuis.

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

Des plaintes ont été envoyées au Ministre de la Justice, au Ministre de l’Intérieur, au chef de la sureté d’Alger et à l’ONDH.

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

Aucune réponse n'a été donnée par les autorités. Seul un certificat de décès a été édité.

Oui
Rapport
ORGANISATION:   Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA)
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   112 rue de Charenton, 75012 Paris, France
DATE :   23/11/2015