NOM:   BOUAROURA
PRÉNOM:   Hamid
DATE DE NAISSANCE:   28/02/1972
SEXE:   Masculin
VILLE DE RESIDENCE:   Kouba
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   Dans la rue
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Inconnues, mais un policier a dit à plusieurs reprises être l’assassin
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Une nuit du mois de Ramadhan de l’année 1994, des policiers et des agents en civil, tous cagoulés, ont encerclé la maison de la famille Bouaroura. Ils cherchaient Hamid, l’un des fils de la famille, mais ce dernier se trouvait à l’extérieur avec ses amis. Ils ont fouillé toute la maison, ont cassé et volé de nombreux objets ainsi que des photos. N’ayant pas trouvé Hamid ils ont arrêté Rachid, le père, et l'un des fils, Karim.

Lorsque Hamid est rentré chez lui, sa mère lui a expliqué ce qu'il s'était passé. Hamid a pris peur et s’est enfui. Depuis sa famille ne l’a plus vu. Toutefois, à plusieurs reprises un policier a dit à sa mère qu’il avait tué Hamid.

Après la nuit de l’arrestation de Rachid et Karim, la police n’a pas cessé de revenir au domicile de la famille Bouaroura, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Ils passaient par-dessus le mur de la maison en grimpant par le poteau électrique à l’extérieur et arrivaient dans la cour intérieure par la terrasse. Ils menaçaient en pleine nuit les membres de la famille avec leurs armes, les frappaient et les humiliaient. Ils venaient aussi parfois dans la journée, garaient leurs véhicules devant le domicile et entraient chez eux. C’étaient toujours les mêmes policiers qui revenaient. Ils ont volé de nombreux objets de valeurs. Le harcèlement a duré plusieurs années, et a cessé lorsque le père a été libéré de prison en mars 1997.

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

 

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

Fin 1995, la mère de Hamid a été convoquée au commissariat de Kouba. Des agents en tenue sont venus lui remettre la convocation chez elle. Elle s’y est rendue avec sa belle-fille. Ils l’ont mise devant un mur plein de photos pour qu’elle désigne les gens qu’elle connaissait. Elle n’a reconnu personne et pour cela elle a été menacée d’être maintenue en détention si elle ne parlait pas.  Un agent lui a également dit qu’il ne savait pas où se trouvait son fils Hamid mais qu’il « lui ramènerait dans un cercueil ». La mère est restée au commissariat de 9h à 16h.

Rapport
ORGANISATION:   Collectif de Familles de Disparus en Algérie (CFDA)
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   112, rue de charenton, 75012, Paris - France
DATE :   23/11/2015