NOM:   BOUAISSA
PRÉNOM:   Azzouni
DATE DE NAISSANCE:   05/12/1972
SEXE:   Masculin
VILLE DE RESIDENCE:   Alger
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   10/10/1993
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   A la Caserne Ben Badis, El Khroub, wilaya de Constantine
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Des militaires de la caserne Ben Badis
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Azzouni était tôlier. Célibataire il vivait chez ses parents à Dakakna dans la wilaya d’Alger.

Il faisait son service militaire à la caserne Ben Badis à El Khroub, dans la wilaya de Constantine. Il venait d’avoir une permission de 4 jours et en avait profité pour aller rendre visite à ses parents. Il ne lui restait qu’un mois avant la fin de son service militaire.

Avant de rentrer à la caserne de Ben Badis, il s’était rendu à la caserne d’Ain Defla où il avait été convoqué pour une visite médicale. Vingt jours plus tard, des gendarmes de Douira, accompagnés par des agents de la sécurité militaire, s'étaient présentés au domicile familial pour dire à la famille que leur fils avait déserté, sans donner plus de détails.

A partir de ce moment, les choses n'ont pas été simples pour la famille Bouaissa. Environ huit perquisitions au domicile familial ont eu lieu après la disparition d’Azzouni, toujours effectuées en plein milieu de la nuit.

Quelques jours après la disparition d'Azzouni, son frère Mohamed a également été arrêté. Il a été détenu pendant quinze jours à la gendarmerie de Souidania. Sa mère et sa soeur ont également été arrêtées et interrogées durant toute une journée.

La famille a été expropriée de chez elle et leurs deux magasins ont été saisis. Elle n’a jamais pu récupérer leurs biens.

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

Une plainte a été envoyée en mai 2003 au Procureur général de la cour d’Alger, mais sans aucune réponse. 

D’autres plaintes ont été envoyées par la famille du disparu en 2003, au Ministre de la Justice, au Chef du Gouvernement, au Ministre de l’Intérieur, au Président de la République et au Président de la CNCPPDH (Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des droits de l’Homme).  

Des recherches ont également été effectuées par la famille auprès du commissariat de Bab Djedid à Alger.

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  


Rapport
ORGANISATION:   Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA)
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   112 rue de Charenton, 75012 Paris