NOM:   ROUMILI
PRÉNOM:   Kamel
DATE DE NAISSANCE:   14/11/1961
SEXE:   Masculin
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   10/03/1997
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   A son domicile
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Les agents du DRS
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

Roumili Kamel est né le 14 novembre 2018. Il était marié et avait deux filles en bas âge et travaillait comme surveillant à l’université de Bab Ezzouar.

Le 10 mars 1997, vers 1 heure du matin, une dizaine d’agents du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS) en uniforme et cagoulés ont enfoncé la porte de l’appartement de Kamel ROUMILI. Sans ménagement et sans lui avoir notifié la raison de son arrestation, les agents du DRS l’emmènent à la caserne de Ben Aknoun. Lors de l’arrestation,  des policiers du quartier, reconnus par des témoins, étaient en faction devant la porte de l’immeuble et plusieurs véhicules militaires stationnaient. Les véhicules sont identifiés comme étant ceux du DRS par le frère de Kamel, mécanicien automobile, qui à plusieurs reprises eut l’occasion de les entretenir et de les réparer.

L’épouse de Kamel ROUMILI, son frère, ses parents habitant au rez-de-chaussée et les habitants de l’immeuble ont été témoins de l’arrestation.

Le soir même de l’arrestation de Kamel, il y a eu à l’Université Bab-Ezzouar  à Alger où Kamel ROUMILI travaillait, un accrochage entre le DRS et des membres du Groupe Islamique Armé (GIA). Ce jour là, Kamel ROUMILI, ne se trouvait pas sur son lieu de travail car il était en congé.

Le lendemain de l’arrestation de Kamel, le père de ce dernier a été convoqué au commissariat de Bab-Ezzouar pour être interrogé sur les activités de son fils et sur son éventuelle implication dans l’accrochage de la veille. Le père de Kamel a souligné au cours de l’interrogatoire que Kamel ROUMILI était en congé et qu’il n’était impliqué d’aucune manière ni politiquement ni religieusement.

Quelques temps après, des prisonniers qui avaient été libérés ont prévenu les parents de Kamel que leur fils était détenu à la prison de Blida.

Les parents de Kamel ont demandé à maintes reprises et de vive voix au commissariat de police du quartier et à la brigade de gendarmerie pourquoi leur fils avait été enlevé. N’ayant pas obtenu de réponse mais plutôt des menaces, les parents de Kamel se sont résolus à écrire aux autorités et à déposer des plaintes auprès des tribunaux. 

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

 - Plainte au Tribunal de ABANE RAMADANE

- Lettre au Ministre de la défense nationale

- Lettre à l’ONDH

- Lettre au Président de la république.

- Lettre au Ministère de la justice.

- Lettre au Tribunal militaire de BLIDA

- Lettre au Médiateur de la République

- Lettre au ministère de l'intérieur et aux collectivités locales

RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

 Aucune réponse n'est donnée par les autorités.

Rapport
ORGANISATION:   Collectif de Familles de Disparus en Algérie (CFDA)