NOM:   ZAOUI
PRÉNOM:   NOURREDINE
DATE DE NAISSANCE:   26/07/1975
SEXE:   Masculin
NATIONALITÉ:   Algerienne
Disparition
DATE DE LA DISPARITION:   22/12/1995
LIEU DE L'ARRESTATION OU ENLÈVEMENT, OU LIEU OÙ LA PERSONNE DISPARUE A ÉTÉ VUE POUR LA DERNIÈRE FOIS.( VILLE / RÉGION):   A son domicile
FORCES SUPPOSÉES RESPONSABLES DE LA DISPARITION (FORCES GOUVERNEMENTALES OU DÉPANT DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT DE L'ETAT):   Des militaires
HISTOIRE DE LA DISPARITION SELON LES TÉMOINS:  

 Nouredine a été arrêté par des militaires le 22 décembre 1995. Les militaires qui étaient accompagnés par des gardes communaux ont encerclé ce jour-là tout le quartier. Les militaires ont frappé à la porte de la famille Zaoui avec leurs mitraillettes. La mère s’est levée et a ouvert la porte. Les gardes communaux qui accompagnaient les militaires étaient cagoulés mais la mère de Noureddine a pu les identifier. Trois militaires sont entrés, ils étaient en uniformes et armés. Ils ont conseillé à la mère de s’éloigner. Ils sont à peine entrés à  l’intérieur de la maison et ils ont demandé à la mère combien elle avait d’enfant.

Nouredine était le seul présent, les autres enfants habitent à Mouzaïa. A ce moment-là, Nouredine est allé chercher ses papiers et les a présentés aux militaires. Ces derniers n’ont pas regardé les papiers. Ils lui ont dit de les ranger et de les suivre. Nouredine était vêtu très légèrement et portait des claquettes aux pieds mais les militaires ne lui ont pas laissé le temps de se changer.

Ce jour là, ils ont arrêté tous les hommes du village qu’ils ont réuni au rond-point face à la gendarmerie de Chebli. Les femmes et les filles se sont précipitées vers le rond-point, les militaires leur ont dit de ne pas s’inquiéter ils seront libres  à 12h.

 

Le jour même 3 familles sont allées à la gendarmerie de Chebli. Les gendarmes leur ont dit que les 5 personnes ont été transférées à Birtouta. Lorsqu’ils y sont allés, ils ont été informé par les militaires que leurs proches étaient à Blida, sans leur préciser où. Elles sont allées à Blida, puis à Boufarik, à la caserne de Houch Chnou, à la gendarmerie de Chebli. Elles ont cherché partout, dans les casernes, dans les prisons, sans résultat. 

INITIATIVES DE LA FAMILLE:  

 -Plainte au tribunal de Boufarik .

-Plainte à L'ONDH .
 
- Plainte à caserne de Bir Touta . 
 
 
RÉPONSE DES AUTORITÉS:  

 Aucune réponse. 

Rapport
ORGANISATION:   Collectif des Familles de Disparu(e)s en Algérie
ADRESSE DE L´ORGANISATION:   112, rue de charenton, 75012, Paris - France